LE THERMIQUE À FLAMME : UN MAILLON INDISPENSABLE DU RÉSEAU ÉLECTRIQUE !
Quand le soleil se couche, que le vent tombe et que les canicules saturent la demande, ce sont les centrales thermiques à flamme (THF) qui sauvent le réseau du black-out. Pourtant, le gouvernement et les règles de marché organisent leur condamnation au détriment de l'emploi et de la sécurité énergétique.
Alors que le réseau a tenu grâce au THF, le législateur cherche à le condamner !
Cet été, avec des températures oscillant entre 35 et 40 °C en Europe et des climatiseurs tournant en continu, le système électrique a frôlé la rupture. Dès que le soleil se couche et que le vent retombe, l'intermittence frappe de plein fouet. Ce sont les centrales thermiques à flamme qui ont injecté plusieurs gigawatts en quelques dizaines de minutes pour sécuriser l'alimentation du pays. Pourtant, au lieu de conforter cet outil industriel vital, l'État s'attaque à sa rémunération.
L'illusion de l'intermittence sans flexibilité
Un réseau électrique ne fonctionne pas sur des vœux pieux mais sur l'équilibre instantané entre production et consommation :
- Solaire et éolien intermittents : le soir venu, le solaire s'éteint et sous l'anticyclone estival, le vent tombe à zéro en France comme en Allemagne.
- Nucléaire en socle : garant de la base mais inadapté aux variations de charge brutales et ultra-fréquentes, tout en subissant des contraintes de débit d'eau sur les fleuves l'été.
- Hydraulique préservée : stock d'intérêt général piloté sur l'année pour garantir l'eau potable, l'agriculture et le tourisme en plus de l'électricité.
- Le THF en rempart : seule filière capable d'assurer la pointe et l'extrême-pointe avec une réactivité totale.
Arrêté de juillet : la mort programmée des tranches
Le mécanisme de capacité, censé rémunérer la disponibilité des centrales, est délibérément saboté par les pouvoirs publics :
- Exclusion arbitraire : le budget est désormais fléché vers les batteries, l'effacement et les STEP, excluant les centrales à gaz et la cogénération.
- Angle mort estival : les fortes sollicitations de l'été ne sont même pas comptabilisées, alors que les tranches tournent à plein régime.
- Usure prématurée : les installations démarrent et s'arrêtent deux fois plus souvent, multipliant les coûts d'entretien sans couverture financière.
- Menace sur l'emploi : l'enchère 2030-2031 risque d'accélérer les fermetures de tranches plutôt que leur modernisation.
Sortir l'électricité du marché et planifier l'avenir du THF
Pour la FNME-CGT, fermer un site thermique ne détruit pas seulement des mégawatts de sécurité : cela rase des métiers, des familles et des bassins d'emploi entiers :
- Décarbonation Moderniser, pas bannir : le gaz et le thermique à flamme de demain doivent être verdis et décarbonés (biogaz, biomasse, hydrogène) dans le cadre d'un vrai plan industriel d'État.
- Bilan du marché 25 ans de faillite : la libéralisation n'a apporté ni prix stables pour l'usager, ni visibilité pour les industriels, ni sécurité pour le réseau.
- Maîtrise publique Planification de long terme : l'électricité est un bien de première nécessité qui doit sortir des logiques spéculatives et revenir sous contrôle public démocratique.


