HAUSSE DES FACTURES DE GAZ : +63 % EN CINQ ANS, L'ÉTAT SE RENFLOUE SUR LE DOS DES USAGERS !
Au 1er octobre 2026, jour de présentation du budget gouvernemental, le prix repère du gaz bondit de 6,3 %. Avec une facture moyenne qui atteint 1 991 € par an pour les foyers chauffés au gaz, la CGT dénonce une triple peine inadmissible et exige la baisse immédiate de la TVA à 5,5 % ainsi que la sortie du marché spéculatif.
Un racket fiscal et spéculatif sur le dos des ménages !
Pour un foyer moyen se chauffant au gaz (11 200 kWh/an), la note passe à 1 991 € TTC par an, contre environ 1 225 € en octobre 2021. En cinq ans seulement, le montant annuel acquitté a bondi de 766 € ! Cette seule augmentation du 1er octobre rapporte plus de 5 millions d'euros de TVA supplémentaire dès le premier mois, et jusqu'à 80 à 120 millions d'euros sur une année pleine. Le gouvernement choisit délibérément de renflouer ses caisses en rackettant les Français, alors même qu'une hausse sur l'électricité se prépare.
La triple peine imposée aux consommateurs
La FNME-CGT dénonce un mécanisme injuste qui fait trinquer les usagers à tous les niveaux :
- Spéculation débridée : les usagers subissent les aléas et la volatilité des marchés dérégulés depuis l'ouverture à la concurrence.
- Pompe à fric fiscale : la TVA alourdie à 20 % depuis le 1er août 2025 alimente massivement le budget de l'État sur un bien pourtant vital.
- Dividendes record : les factures financent les dividendes versés gracieusement aux actionnaires d'Engie, dont l'État récupère 23 % (soit 850 millions d'euros pour la seule année 2025 versés en 2026).
Explosion de la précarité énergétique
Les choix politiques actuels étranglent le budget des ménages populaires et des classes moyennes :
- TVA doublée : l'impôt prélevé par l'État sur la facture de gaz est passé de 179 € à 332 € par an en cinq ans.
- Choc hivernal : la hausse intervient à la veille de l'hiver, au moment où la consommation de chauffage va s'envoler.
- Attaque simultanée sur les agents : pendant qu'il rackette les usagers, ce même gouvernement tente de détruire les conquis sociaux des électriciens et gaziers.
Les 5 exigences de la CGT pour le pouvoir d'achat
Face à l'urgence sociale et au mutisme de l'exécutif, la FNME-CGT porte des solutions concrètes pour rendre du pouvoir d'achat aux usagers :
- TVA à 5,5 % Bien de première nécessité : baisse immédiate des factures de gaz et d'électricité avec une fiscalité juste à taux réduit (5,5 %) reflétant les coûts réels de production.
- Sortie du marché Fin de la spéculation : exclusion totale des logiques boursières sur l'électricité et les gaz, indispensables à la vie quotidienne.
- Nationalisations Pôle public unifié : nationalisation démocratique de l'électricité et du gaz pour garantir la complémentarité des énergies au lieu de les opposer.
- Planification Investissements massifs : plan d'État sur le long terme pour réindustrialiser, valoriser les compétences et développer le « Made in France ».
- Maîtrise publique Gouvernance tripartite : contrôle démocratique du secteur de l'énergie associant l'État, les usagers et le personnel des IEG.