SANTÉ AU TRAVAIL EN DANGER & BILAN ACCABLANT DE LA DÉRÉGLEMENTATION
Restitution des expertises PROGEXA et 3E Consultants : la CGT révèle l'état critique du Service Commun et engage des actions judiciaires et administratives.
Un service médical sous tension critique
L'expertise du cabinet PROGEXA confirme les alertes répétées de la CGT : les soignants subissent des conditions d'exercice extrêmement dégradées en raison d'un manque criant d'effectifs.
- Baisse des effectifs 2025 : 7 assistants médicaux, 1 infirmier et 3 médecins du travail en moins, en plus de 4 postes de médecins vacants.
- Suppression de cabinets : Passage de 128 cabinets en 2024 à 120 en 2025 (8 cabinets supprimés).
- Chute brutale des formations : -74 % pour les assistants, -53 % pour les médecins et -14,5 % pour les infirmiers.
- Missions empêchées : Prévention en milieu de travail (AMT), études de postes et traçabilité des expositions professionnelles (risques chimiques ACD/CMR) sacrifiées.
Le naufrage du logiciel SIMED
Le déploiement du dossier médical informatisé SIMED suscite un rejet massif des praticiens et compromet la santé des agents :
- 95 % des répondants (parmi les 83 % exprimés) jugent le logiciel instable.
- 52 % estiment que la stricte confidentialité des données médicales n'est pas assurée.
- L'outil empêche la détection précoce des alertes sanitaires et la traçabilité des expositions professionnelles.
- Face à la pénurie médicale, la direction envisage de recourir à des services interentreprises privés, choix fermement contesté par la CGT.
Déni de la direction UMS et riposte juridique de la CGT
Alors que la direction s'enferme dans le déni en minimisant les alertes de terrain, la CGT est passée à l'offensive lors des séances du 29 avril et du 3 juin :
- DRIEETS Alerte à l'Inspection du Travail : Adoption d'une résolution mandant le Secrétaire de la Délégation Spéciale pour signaler à la DRIEETS Île-de-France (autorité ayant délivré l'agrément) la gravité des dysfonctionnements du SPST.
- JUSTICE Action en justice votée : Face au refus obstiné de la direction de communiquer les comptes-rendus des Comités Santé Travail (CST), une résolution d'ester en justice a été adoptée pour faire respecter les prérogatives des représentants du personnel.
Mandaté par les élus, le cabinet 3E Consultants a dressé le bilan de plus de vingt ans d'ouverture à la concurrence et de séparation des activités au sein du Service Commun Enedis-GRDF. Le constat est sans appel : les choix de rentabilité financière ont primé sur l'intérêt général.
Une saignée territoriale sans précédent
L'abandon du modèle de service public intégré s'est traduit par un recul massif de la présence humaine de proximité depuis 2007 :
- Électricité (Enedis) : De 1 500 sites de proximité à environ 650 en 2026.
- Gaz (GRDF) : De 730 sites à environ 400 sur la même période.
- Impact usagers : Délais d'intervention allongés, reports fréquents de dépannages, hausses tarifaires des prestations (mises en service) et facturation d'options « express » ou « urgence ».
17,5 milliards d'euros versés aux maisons mères
Pendant que les effectifs et les implantations fondaient, les distributeurs ont fonctionné comme de véritables pompes à dividendes depuis 2008 :
- Enedis : Plus de 8,2 milliards d'euros remontés.
- GRDF : Plus de 9,3 milliards d'euros versés.
- Conséquences pour les salariés : Recours massif à la sous-traitance, déqualification, intensification du travail et perte de sens des collectifs opérationnels.
| Pour les usagers | Pour les salariés | Pour le secteur énergétique |
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